Accompagnement thérapeutique en visioconférence

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Ce que veut vraiment dire « aller mieux »

« Comment saurai-je que ça a marché ? » C’est une question que tout le monde se pose, et elle est légitime : on s’engage dans quelque chose de long, souvent coûteux, sans savoir à quoi ressemble l’arrivée. Le problème, c’est que la réponse attendue, « vous serez enfin bien », n’est pas celle que je peux donner.

Ce que ce n’est pas

Aller mieux, ce n’est pas ne plus jamais être triste, ni cesser d’avoir peur, ni avoir résolu son enfance. Une thérapie ne fabrique pas des gens sereins en toutes circonstances : elle rend simplement moins coûteux le fait d’être soi-même. Aller mieux, ce serait plutôt cela : être un peu plus complet qu’avant. Non pas réparé, comme si quelque chose en vous avait été cassé, mais plus entier, parce que vous avez cessé de laisser dehors des morceaux de votre propre histoire.

Ce n’est pas non plus tout comprendre. On peut parfaitement saisir l’origine d’un fonctionnement et continuer à le reproduire pendant des mois. La compréhension est utile, mais elle ne suffit pas : c’est d’ailleurs pour cela que lire des livres de psychologie ne remplace pas une thérapie. On ne change pas en comprenant. On change en allant à la rencontre de ce qu’on avait laissé de côté.

Les signes qui ne trompent pas

Ce qui bouge vraiment est rarement spectaculaire, et se remarque souvent après coup :

  • Le délai de récupération raccourcit. Une contrariété qui vous gâchait trois jours vous gâche une soirée.
  • Vous vous surprenez en flagrant délit. Vous repérez le mécanisme pendant qu’il se produit, et non trois semaines plus tard.
  • Vous dites non sans vous justifier pendant dix minutes.
  • Les mêmes situations produisent des réactions différentes. Ce n’est plus automatique : il y a un intervalle, et dans cet intervalle, un choix.
  • Vous vous parlez moins durement. C’est souvent le dernier à venir, et le plus décisif.

L’illusion de la ligne droite

Personne ne progresse régulièrement. Il y a des paliers où rien ne semble bouger pendant des semaines, et des périodes où l’on a la nette impression de reculer. Ces retours en arrière font partie du mouvement : on repasse par les mêmes endroits, mais un peu plus haut, avec un peu plus de moyens qu’à la fois précédente.

Il arrive aussi qu’on aille moins bien au début. C’est déroutant, mais logique : on cesse de tenir à bout de bras ce qu’on tenait depuis des années, et tout ce qui était contenu se manifeste. Cette phase passe, et elle passe d’autant mieux qu’on sait qu’elle peut arriver.

Quand s’arrêter

Quand les séances ressemblent de plus en plus à un compte rendu de la semaine, et de moins en moins à un travail. Quand vous avez envie de faire, dehors, ce que vous veniez élaborer ici. C’est vous qui le sentez en premier, et un thérapeute qui ne sait pas vous laisser partir ne fait pas correctement son métier.

Ces textes s’appuient sur la maïeusthésie, ou psychologie de la pertinence, l’approche dans laquelle je travaille. Elle part d’une idée simple : rien en vous n’est à corriger. J’en dis quelques mots sur la page À propos.

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